Pour une politique en faveur du commerce équitable
Deux Français(e)s sur trois aspirent à un commerce équitable comme norme générale de commerce.
Pour transformer ce phénomène de société en enjeux de société, je propose d’établir un plan global de 5 à 15 ans pour que le commerce équitable Nord-Nord couvre de 40 à 60% des produits et services aux consommateurs.
Je propose aussi
- la mise en place d’un « comité national du Commerce Equitable Nord-Sud et Nord-Nord » sous l’autorité du Parlement pour la construction d’un cadre normatif au niveau français et européen.
- La création d’un ministère de l’économie sociale, solidaire, équitable, placé sous le contrôle d’un observatoire des engagements.
Concernant la grande distribution, des décisions d’une dizaine d’équipes dirigeantes de grandes enseignes et des centrales d’achat dépendent environ 60 millions de consommateurs, 400 000 agriculteurs et 70 000 entreprises. Ce n’est pas acceptable dans une démocratie. Il est temps que les Français et les Françaises décident démocratiquement et en transparence du rôle de la grande distribution dans leur pays. Je propose la création immédiate d’un filière équitable des fruits et légumes et la mise en place d’un observatoire démocratique « transparence t équité » de cette filière.
A court et moyen terme, je souhaite la mise en place de mesures incitatives, puis contraignantes d’applications des règles du commerce équitable à toute la chaîne de la grande distribution du producteur-fabricant jusqu’au consommateur avec la généralisation de quelque critère de commerce équitable et des observatoires « transparence et équité » par filières. Je soutiens à moyen et à long terme la modification profonde du statut des grandes entreprises commerciales et l’intégration des consommateurs dans les décisions stratégiques à répercussion sur le social, l’environnemental, le sociétal.
10% de la richesse nationale sont déjà produits par le secteur de l’économie sociale et solidaire où travaillent 2 000 000 de personnes. La primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus, l’interdiction des plus values pour les coopératives, la finalité du service aux membres ou à la collectivité plutôt que le profit, sont des caractéristiques de ce secteur.